Comment choisir un avocat d'affaires ?

Ce serait tellement plus simple s’il y avait un système d’étoiles (« c’est quoi ton avocat ? Le mien c’est un 3 étoiles ») ou des comparatifs… Mais les faits sont là : choisir un avocat, c’est un sujet délicat.

L’idéal est donc que je vous fasse part de mon expérience personnelle dans le choix d’un avocat : plutôt que de vous relater mes différentes errances, difficultés et déconvenues, j’ai choisi de vous donner des conseils qui vous permettront de ne faire la part des choses et gagner un temps certain.

Avant toute chose, sachez qu’un bon avocat (d’affaires, ou autre) se démarque par sa capacité de diversification : il doit pouvoir travailler pour de petites comme pour de grandes structures. Si votre entreprise prospère et grandit, votre avocat devra pouvoir continuer de vous accompagner ! Ce qui implique de pouvoir vous assister si vous êtes en lancement, en expansion, voire même en phase de succession.

Avant de débuter des travaux, soyez sûr que votre avocat fiscaliste donne ses prix le plus spécifiquement possible (en fonction de la durée et de la finesse du travail demandé), et qu’il aura estimé la totalité des charges (très important pour éviter les mauvaises surprises) : Trésor Public, parution légale, et autres. Bien sûr, cette estimation devra avoir lieu par écrit et préalablement à tout travail. Vous allez pouvoir de la sorte anticiper le montant de l’investissement dans sa globalité.

Globalement, vous devez sentir votre avocat à l’écoute ; ce dernier doit pouvoir répondre à vos moindres interrogations. Et les questions ne manqueront pas de se bousculer dans votre tête : régime fiscal idéal, impôt sur les sociétés, Taxe sur la Valeur Ajoutée, CET… Évidemment, pour pouvoir vous conseiller de la meilleure manière qui soit, il est important que votre avocat se tienne lui-même au courant : la veille fiscale doit faire partie intégrante de son activité.

Parallèlement à cela, un bon avocat d’affaires devra être capable de vous guider vers le système fiscal le plus intéressant, en ce qui concerne la cession de fonds de commerce (réfléchissez au problème de la transmission ! Cette période, primordiale, doit être envisagée de façon optimale). Question procédures administratives « personnelles », beaucoup d’ avocats proposent de remplir vos déclarations de ressources et d’ISF, ce qui soulage d’un fardeau non négligeable. Par ailleurs, si un différend devait survenir, votre avocat d’affaires va pouvoir vous seconder afin de le solutionner, en imaginant un accord à l’amiable; l’avantage ? Vous serez sûr du secret professionnel le plus complet, si les discussions se déroulent entre juristes de part et d’autre .

Vous l’avez saisi, le choix d’un avocat fiscaliste ne se fait pas à la va-vite, et demande un minimum de jugeote.