Trouver un bon avocat

La définition d’un bon avocat varie d’un individu à un autre. Ce qui compte avant tout, c’est que l’avocat en question réponde à vos propres critères de recherches en termes de disponibilité, d’honoraires et autres conditions. Ces quelques pistes vous aideront à choisir l’avocat qui vous défendra au mieux, que vous soyez justiciable ou plaignant.

Trouver un bon avocat

1. Informez-vous par le biais du bouche-à-oreille

Ce n’est pas un critère suffisant mais cela peut déjà vous donner un aperçu de ce qu’un avocat donné peut vous offrir. Les avis de vos proches vous aideront en effet à connaître certains points forts et lacunes des avocats qui les ont représentés. Renseignez-vous bien sur le type d’affaires en question et la façon de travailler de l’avocat. Si celui-ci a par exemple omis un argument de taille au cours de sa plaidoirie, il semble évident que c’est un risque que vous encourrez en l’engageant.

Il est possible que vous ayez un ou plusieurs avocats dans votre famille. C’est certes tentant de faire appel à ses services, espérant qu’il vous fasse profiter d’honoraires moins élevés. Mais les liens du sang ne doivent pas entrer en compte dans une affaire judiciaire. Si nécessaire, demandez conseil à vos parents ou à d’autres membres de votre famille qui ont éventuellement bénéficié des services de l’avocat concerné.

2. Généraliste ou spécialiste : quel avocat est fait pour vous ?

La maîtrise es droit est le diplôme minimal exigé pour devenir avocat. Certains hommes de loi possèdent néanmoins un DEA ou encore un DESS. Mais être diplômé d’une faculté de renom ne signifie pas forcément qu’un avocat est compétent dans le domaine qui vous concerne. De plus, vous avez le choix entre un avocat généraliste et un avocat spécialiste.

Il faut comprendre qu’un généraliste a des connaissances basiques sur tous les cas pouvant se présenter à lui. Dans une situation spécifique, il est généralement moins pointilleux qu’un spécialiste. A l’inverse, le spécialiste est plus doué dans un domaine déterminé (divorce, litiges financiers, propriété intellectuelle, par exemple) et peut s’avérer moins rigoureux lorsqu’il est confronté à un dossier exclu de sa spécialisation.

3. Renseignez-vous sur les compétences de l’avocat

Déontologiquement parlant, un bon avocat devra refuser un dossier qu’il estime ne pas être en mesure de défendre. Toutefois, certains avocats n’hésitent pas à cacher leur manque de compétence dans un cas donné en vue de couvrir leur propre intérêt.

Rappelez-vous également que seule l’expérience permet de justifier de la compétence ou non d’un avocat. Rendez-vous sur le site internet de l’Ordre des avocats de votre ville. Le site en question répertorie les dates auxquels les avocats membres du Barreau ont prêté serment. Rendez-vous ensuite sur Legifrance.gouv.fr où vous pourrez consulter la liste des procès impliquant un avocat donné. Vous aurez ainsi des informations fiables sur les procès qu’il a perdu et ceux qu’il a gagné.

Néanmoins, un manque d’expérience n’est pas synonyme d’incompétence. Ce qui est le cas de certains avocats fraîchement diplômés, donnant le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire pleinement leurs clients. Informez-vous sur les motivations d’un jeune avocat et n’hésitez pas à lui demander franchement de quelle manière il compte battre la partie adverse. Attention, il ne suffit pas d’être un beau parleur. Voyez si l’avocat a de la suite dans les idées, si ses propositions sont pertinentes, etc.

Ne tombez pas sur les pièges médiatiques. Certains avocats se proposent spontanément et gratuitement pour représenter des affaires fortement médiatisées dans le but de booster leur notoriété. Pourtant, cette notoriété n’est pas un gage de compétence fiable.

4. Considérez l’incidence de la proximité géographique

La compétence géographique connaît des limites, celles-ci étant définies par l’affaire vous concernant. A titre d’exemple, un accident survenu à Lille sera sous la juridiction de Lille même si vous résidez à Marseille et que vous êtes le plaignant. Dans une telle situation, engager un avocat au Barreau de Lille sera plus intéressant car il sera plus familier avec les procédures qu’un avocat résidant à Marseille ou dans une autre ville.

Si le contentieux bénéficie d’une importance assez faible, vous pourrez économiser sur les frais de déplacements en vous offrant les services d’un avocat géographiquement proche de vous. Dans le cas contraire, chercher à réduire les frais risque de nuire à l’avancement de l’affaire.

5. Déterminez les rapports que vous souhaitez entretenir avec votre avocat

Si une affaire peut être résolue en quelques jours, certains cas nécessitent une démarche qui s’étend sur de nombreuses années. Pour que la procédure se déroule dans les meilleures conditions, il est donc impératif que vous vous sentiez parfaitement à l’aise et en confiance avec votre avocat.

Selon le cas, il peut être gênant d’exposer les faits à un avocat que vous connaissez personnellement ou qui vous a été chaudement recommandé par un proche. Même si l’éthique veut que vos confidences soient protégées par le secret professionnel, il se pourrait que cela ne suffise pas à vous mettre en situation de confiance.

Il est souvent considéré comme rassurant d’engager un avocat d’un âge sensiblement similaire au vôtre. Néanmoins, certains jeunes clients privilégient des avocats d’âge mûr qu’ils considèrent comme plus rassurants et plus expérimentés donc plus aptes à les défendre.

La question de la disponibilité est indissociable avec le rapport que vous entretiendrez avec votre avocat. D’une part, on note les clients qui appellent aussi souvent que possible pour obtenir des nouvelles et presser leur avocat à en finir rapidement. D’autre part, il y a ceux qui se contentent des informations régulières ou non, leu étant communiquées par téléphone, e-mail ou autre moyen probant. Il faudra de ce fait déterminer la catégorie à laquelle vous appartenez.

De leur côté, les avocats ne sont pas forcément enclins à vous garantir le degré de disponibilité que vous recherchez. Cela dépend avant tout de leur emploi du temps. Un bon avocat sera donc celui dont le mode de fonctionnement est compatible avec vos attentes.

6. Evaluez les honoraires

Attention à la méprise. Des honoraires relativement élevés ne sont pas forcément gages d’une excellente prestation tandis que des tarifs modestes ne vont pas systématiquement de pair avec un manque de compétence.

La moyenne horaire se situe généralement entre 150€ et 250€ bien que la fourchette réellement appliquée va de 80€ à 800€. Si vous le souhaitez, il est possible de convenir d’honoraires forfaitaires. Une éventuelle contestation de ces honoraires sera de la seule compétence du bâtonnier de l’Ordre des avocats de la zone géographique concernée.

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